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Représentations et pratiques de vaccinations des patients. Résultats d’une enquête [...]

Guillot, C., Phirmis, L., Chaumeil, C., Betsch, C., Servy, H., Duputel, B., Bauduceau, B., Sultan, A. (September 2020).



Introduction : Dans le cadre d’une volonté d’établir un référentiel relatif à la vaccination chez les personnes diabétiques, une enquête, visant à décrire les représentations et les pratiques des patients en termes de vaccination, a été conduite en ligne de juin à septembre 2019. Méthode : Le formulaire de l’enquête était composé de questions ad-hoc développées dans le cadre de cette enquête et d’un questionnaire validé, le questionnaire 5C (psychological antecedents of vaccination behavior) (Betsch et al. 2018). Les questions ad-hoc sont le résultat d’une co-construction entre des personnes diabétiques, leur proches et des médecins spécialistes du diabète et de la vaccination.


Résultats : Sur les 5162 répondants, 3829 personnes diabétiques adultes vivant en France ont été analysées (49% femmes, âge moyen 59,2±13,9 ans). Parmi ceux-ci, 43,5% étaient atteints de diabète de type 1 : 52,9% étaient traités par pompe et 46,0% par stylo, 87,4% étaient suivis par un diabétologue/endocrinologue, 12,1% par un généraliste, 40,5% présentaient une maladie chronique supplémentaire, 65,1% étaient à jour de leur vaccination contre la grippe, 41,7% contre l’hépatite B. Et 50,9% étaient atteints de diabète de type 2 : 78,6% étaient traités oralement, 37,9% par stylo, 49,9% étaient suivis par un généraliste, 48,9% par un diabétologue/endocrinologue, 66,8% présentaient une maladie chronique supplémentaire, 71,9% étaient à jour de leur vaccination contre la grippe, 72,0% contre l’hépatite B. Globalement le niveau de confiance dans les vaccins était supérieur à 75%, entre 75 et 90% considéraient la vaccination comme peu contraignante. De plus, 71% estimaient la qualité d’information sur les vaccins comme bonne.


Conclusion : Cette enquête a mobilisé un nombre important de répondants dont une majorité de personnes diabétiques. Des populations supplémentaires restent à analyser, les proches et les personnes souffrant d’autres pathologies que le diabète.



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