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Étude sur l'identification et l'évaluation des pratiques des données des patients diabétiques [...]

Naïditch N, Hehn C, Servy H, Braithwaite B et Thébaut J-F. Congrès DSVR 2022, P24 (Novembre 2022)


Introduction : Le nombre de personnes traitées par insuline a augmenté de 17,3 % entre 2007 et 2020. Dans un contexte où la quasi-totalité des personnes atteintes d'un diabète de type 1 (DT1) et environ 10 % des personnes atteintes d'un diabète de type 2 (DT2) s'injectent de l'insuline plusieurs fois par jour, le report des données glycémiques et d'insulinothérapie peuvent participer à l'amélioration de l'équilibre glycémique. Cette pratique reste cependant mal documentée. C'est pourquoi le Diabète LAB. de la Fédération française des diabétiques a réalisé une étude sur cette pratique.


Méthode : Un questionnaire a été diffusé en ligne entre septembre et octobre 2021. L'objectif principal de cette étude était de décrire les pratiques de report des données. L'objectif secondaire était d'identifier les facteurs socio associés au report des données. Les variables qualitatives ont été analysées entre elles avec le test du Chi2 et les variables qualitatives et quantitatives ont été analysées à l'aide du test de Student.


Résultats : L'âge moyen des 1798 répondants analysés était de 57,3 ans. Le taux de féminisation était de 51,2 %. Les DT1 étaient 45,8 % et les DT2 54,2 %. Parmi les répondants, 66,9 % reportaient régulièrement les informations liées à leur diabète. Le report était réalisé sur un support papier (49,6 %), sur une application (33,3 %, dont 68,0 % sur Libreview) et sur un autre support (17,1 %). Les répondants étaient 92,5 % à reporter leurs données glycémiques et 72,4 % la quantité d'insuline injectée ; 87,7 % le faisaient à chaque fois qu'ils s'injectaient de l'insuline ou presque ; 67,2 % des patients le faisaient pour leur suivi personnel ou pour améliorer leur glycémie, 25,5 % le faisaient pour leur médecin (que ce soit demandé ou pas). Les 33,1 % de répondants qui ne reportaient pas leurs données déclaraient que celui-ci était trop contraignant ou trop chronophage (76,5 %) ou qu'ils n'en avaient pas l'utilité (40,3 %). Le sexe n'avait pas d'influence sur la pratique de report des données (p=0,061). Les personnes atteintes d'un DT2 reportaient significativement plus leurs données que les DT1 (75,2 % versus 59,9 % p<0,001). Les personnes qui reportaient leurs données étaient significativement plus âgées que les autres (59,5 ans versus 52,7 ans p=0,022). Les personnes équipées d'un dispositif de Glycémie Capillaire (GC) reportaient significativement plus leurs données que les personnes équipées d'un Capteur de Glucose en Continu (CGC) (73,9 % versus 63,8 %; p<0,001).


Discussion : Le report de données de suivi par les personnes diabétiques sous insuline n'était réalisé que par les deux tiers de cette population. Si cette pratique était généralement considérée comme contraignante, elle était également considérée comme inutile pour certains. Dans ce contexte, les DT1 semblaient moins enclins à reporter leurs données que les DT2. Le moindre report des données des personnes équipées d'un CGC était d'autant plus étonnant que, contrairement à la plupart des dispositifs GC, ils permettent un report automatique des données glycémiques.


Conclusion : Même si l'utilisation d'une application de suivi demeure à ce jour minoritaire, le développement de solutions numériques, automatisé, pourrait rendre cette opération moins contraignante. Ceci toucherait vraisemblablement plus les DT2 que les DT1.



(Poster) Naïditch N, Hehn C, Servy H, Braithwaite B, Thébaut J-F. Étude sur l’identification et l’évaluation des pratiques des données des patients diabétiques de type 1 et de type 2 sous injection d’insuline. Revue d’Épidémiologie et de Santé Publique 2022;70:S287–8. https://doi.org/10.1016/j.respe.2022.09.025.

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